Décision12 juillet 2019
Décision n° 2019-24 D du 11 juillet 2019
▸2. FICHE D'IDENTIFICATION: JURIDICTION (FR) / SOURCE (FR-JORF) / ORGANE (CC) / TYPE (Décision) / DATE (11 juillet 2019) / IDENTIFIANT (n° 2019-24 D) / LANGUE ORIGINALE (FR) / MATIÈRES (DROIT CONSTITUT…
2. FICHE D'IDENTIFICATION:
JURIDICTION (FR) / SOURCE (FR-JORF) / ORGANE (CC) / TYPE (Décision) / DATE (11 juillet 2019) / IDENTIFIANT (n° 2019-24 D) / LANGUE ORIGINALE (FR) / MATIÈRES (DROIT CONSTITUTIONNEL, DROIT ÉLECTORAL, DROIT PÉNAL) / DOMAINE (Fonction publique, Élections) / PERTINENCE IW (INFORMATIVE)
3. QUE TRANCHE/RÉGULE CE DOCUMENT?
Cette décision du Conseil constitutionnel concerne la procédure de déchéance de mandat d'un sénateur suite à une condamnation pénale. Elle constate que la démission de l'intéressé rend la procédure de déchéance sans objet.
4. CONTEXTE (pour mieux comprendre)
La déchéance de plein droit d'un parlementaire est une sanction prévue par le droit électoral français, notamment aux articles LO 136 et LO 296 du code électoral, qui peut être prononcée en cas de condamnation pénale. Cette procédure vise à garantir l'intégrité des assemblées élues. La Cour de cassation et les cours d'appel jouent un rôle dans la confirmation des condamnations pénales qui peuvent mener à une telle déchéance.
5. CE QUE DIT LE DOCUMENT
Le Conseil constitutionnel, saisi le 6 juin 2019 par la garde des sceaux, ministre de la justice, d'une requête tendant à la déchéance de plein droit de M. Robert NAVARRO de sa qualité de membre du Sénat, s'est fondé sur les dispositions des articles LO 136 et LO 296 du code électoral. Il a constaté que M. NAVARRO avait été condamné par arrêt de la cour d'appel de Montpellier du 2 mai 2018 à trois mois d'emprisonnement avec sursis, 30 000 euros d'amende et trois ans d'interdiction des droits civiques, civils et de famille. Cette condamnation est devenue définitive suite à l'arrêt de la Cour de cassation du 17 avril 2019. Cependant, M. NAVARRO a présenté sa démission de son mandat de sénateur le 30 juin 2019, démission qui a été portée à la connaissance du Sénat le 2 juillet 2019. En conséquence, le Conseil constitutionnel a jugé que la requête de la garde des sceaux était devenue sans objet et qu'il n'y avait donc pas lieu de statuer sur celle-ci. La décision a été rendue publique le 11 juillet 2019.
6. CONCLUSION EN MOTS SIMPLES
Un sénateur condamné pénalement a démissionné de son mandat. Le Conseil constitutionnel a donc arrêté la procédure de déchéance qui avait été engagée. La démission a rendu la demande de déchéance inutile.
7. À QUOI FAUT-IL FAIRE ATTENTION?
✅ L'initiative de démissionner peut permettre d'éviter une procédure de déchéance de mandat, même après une condamnation définitive.
📋 Les condamnations pénales prononcées à l'encontre de parlementaires peuvent entraîner des sanctions statutaires, dont la déchéance de mandat.
ℹ️ La procédure de déchéance de mandat est distincte de la sanction pénale elle-même.
ℹ️ Pour les contribuables transfrontaliers ES-FR, il est important de noter que les condamnations pénales ayant des incidences sur les droits civiques peuvent avoir des conséquences sur l'éligibilité et le maintien dans certaines fonctions publiques.
8. OPINIONS DISSIDENTES / VOTES PARTICULIERS — Omettre.
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